Laura. Pour avancer.
Je n'aurais jamais cru pouvoir continuer à vivre sans toi, perdre son enfant mon dieu quel horreur et oui bientôt 9 mois que tu es partie tout la haut et je m'étonne parfois d'arriver à me lever tous les matins. Quel vide immense et la certitude que rien ne sera plus jamais pareil.
Mais je sais que la vie me réserve encore des moments de bonheurs et je veux les vivre pour toi ma chérie, pour que tu sois fière de moi, tu me disais toujours « je vais m'en sortir maman on a droit au bonheur nous aussi » et oui mais voilà ta maladie en a décidé autrement, pourtant dieu sait si tu t'es battue contre elle.Tu adorais quand je te disais « tu es mon petit soldat, je suis fière de toi ». Que de souffrance, de moments de découragement tu as traversé mais tu arrivais toujours à trouver la force au fond de toi pour continuer.
La maladie t'avait fais grandir intérieurement, tu étais déjà quelqu'un de très doux et de très gentil, mais là tu m'épatais par ta tolérance, ta clairvoyance sur les gens, ta compréhension de la vie, tu avais une grande beauté d'âme.Tu n'avais que 20 ans et tu avais une maturité que certaines personnes ne possèdent même pas à 50 ans.
Merci ma puce pour tout cet amour que tu m'as donné, pour tous ces moments de bonheur.
Et dans les jours si sombres de ta maladie, même si parfois nous nous déchirions à cause d'elle, nous sommes restées unies, et nous nous sommes battues.
Je voulais parler de ta maladie, l'anorexie, de ces deux ans de calvaire, mais je ne m'en sent pas encore trop le courage, plus tard sûrement, je pense que même si je sais qu'il ne faut pas, que ça sert à rien, il y 'a une trop grande culpabilité au fond de moi.



